Sunday, December 04, 2005

Technologie de l'information et de la communication dans l'Education

Les Technologie à l'école: apports et perspectives

Introduction
A la fin des années 90, l'école exprime un fort besoin d'inernet et les collectivités territoriales
une forte envie de reprendre l'initiative.
L'enseignement ou l'Education doit permettre aux élèves, aux enseignants et aux parents de bénéficier de l'apport des technologies innovantes dans le domaine éducatif; contribuer, au travers l'école, à mieux se servir de l'internet comme outil pédagogique.
Notons toutefois, TIC ou non, ces pratiques de différenciation pédagogique irriguent difficilement notre système éducatif. L'ordinateur peut y contribuer, il ne saurait à lui seul contribuer en la matière comme une baguette magique. Parallèlement au développement de cette science, les techniques évoluent à un rythme très rapide que n'avaient pas encore connu d'autres techniques dans l'histoire dans l'hitoire du monde. Or, nous savons que les usages des outils informatisés dans la profession, la vie sociale, la vie personnelle de chacun, sont devenus désormais incontournables. C'est dans ce sens que les responsables de l'Education scolaire dans tous les pays du monde, équipent les établissements d'enseignement en matériel informatique, le renouvellent de façon régulière et encouragent les usages pédagogiques de ces équipements. Notons que l'informatique scolaire a produit et continue de produire des oeuvres multimédias dont la quantité et la variété ne cesse de grandir: jeux, programmes didactiques, feuille de calcul, sites web, etc. Cette activité n'a pas cessé de dominer les usages surtout d'une façon plus éclantante avec Internet qui lui a donné sa pleine dimension. Il ressort alors pour l'enseignant que l'étude de ce fonctionnement, doit être liée à un projet éducatif de l'école.
Cependant, nous constatons que les enfants entretiennent une relation de connivence avec les technologies de l'information et de la communication. Mis en contact avec l'ordinateur familial ou scolaire dès leurs premières années, les enfants ou les jeunes ne conçoivent pas sans informatique le monde qui les a précédés.
Nous parlerons d'abord, de l'intérêt pédagogique de l'utilisation d'internet dans l'Education; ensuite, des dangers de la mauvaise utilisation et enfin de la nécessité de la formation pour tous les acteurs.
Intérêt pédagogique d'Internet
L’usage d’Internet bouleverse les pratiques de recherches documentaires. Il s’agit d’apprendre l’utilisation raisonnée des techniques d’information et de communication. La nature et le nombre des ressources disponibles sont importants et diversifiés : groupements d’éditeurs privés, sites institutionnels, sites associatifs ou personnels, donnent accès à des produits didactiques ou pédagogiques allant des manuels en ligne au module granulaire. Les nouvelles modalités d’apprentissages induites suscitent un intérêt croissant des chercheurs en didactique et en psychologie cognitives. « En tout état de cause, les enseignants auront rarement, au fil de l’histoire, disposé d’une telle variété de ressources, et d’une telle responsabilité quant aux choix didactiques et pédagogiques. » Nous pouvons mentionner quelques réalisations comme la correspondance scolaire, le travail coopératif entre élèves, entre enseignants, les échanges entre élèves et enseignants etc ., qui connaissent aujourd’hui, grâce aux réseaux d’établissements, aux espaces numériques de travail et surtout grâce à Internet, un développement étonnant au sein de différents systèmes éducatifs dans plusieurs pays. « Aujourd’hui, en théorie, le maître et les élèves accèdent aux ressources librement : des groupes de travail se forment sans être contraints par la limite de la classe, de l’établissement, de la proximité géographique ; aujourd’hui il n’est plus rare que l’échange maître-élèves puisse se poursuivre hors du temps scolaire grâce à Internet… L’unité de temps (l’heure de cours), l’unité de lieu (la classe), l’unité d’action (l’objet du cours) s’effacent. » L’expérience de ces technologies d’information et de communication, par la rapidité des échanges qu’elle induit, contribue à une accélération de l’histoire. « Les raisons qui justifient les politiques publiques en faveur des TICE ne manquent pas. Il y a des raisons pratiques : Les TIC donnent accès à des ressources didactiques et documentaires inaccessibles par d’autres moyens. Il y a des raisons pédagogiques : ces technologies exercent sur les jeunes un attrait qui peut être exploité pour les faire travailler davantage et plus efficacement, selon les modalités qu’ils acceptent mieux. Il y a les raisons que l’on peut qualifier de poliques car elles sont liées aux finalités qu’une collectivité fixe à son école : les jeunes doivent apprendre à travailler avec les TIC pour préparer leur intégration sociale et professionnelle. L’équipement des écoles est également un moyen pour lutter contre les inégalités et combler ce que l’on appelle le fossé numérique. » L’Internet devient un outil de travail nécessaire dans le domaine de l’Education. Car, « Avec l’arrivée d’Internet, l’évantail de ces activités de production et de traitement s’est considérablement élargi. Les disciplines telles que l’histoire, la géographie et les sciences de la nature, où la recherche et le traitement documentaire sont si importants, ont été les premières à investir ce réseau. L’ordinateur se révèle aussi particulièrement adapté aux activités pluridisciplinaires : Exploitation de ressources authentiques disponbles sur le Web, rédaction et mise en forme de dossiers, diffusion sous forme orale apuyée par une présentation multimédia, publication en ligne. » Tout cela constitue une réelle réussite tant au niveau des enseignants que des élèves qui n’avaient jamais été motivés de la sorte. « Nul ne peut douter que l’usage de techniques prend ici son sens dans le cadre de projets pédagogiques, indissociables d’un projet global d’éducation ancré dans un projet de société. » Ecoutons le témoignage d’un enfant tiré dans la revue « Les Dossiers de l’ingenierie éducative » de décembre 2000 au numéro 33 : « Sur Internet je fais « classe virtuelle » : je travaille avec les enfants du monde entier. Il y a un professeur qui est dessiné sur l’écran et nous on crée notre personnage. On a la classe et puis des exercices, on a une feuille devant l’écran et on doit la remplir. »
«Toutefois, l’essence même des questions que les enseignants ont à résoudre, depuis la naissance de l’Homme n’aura, elle, changé et restera de leur responsabilité : comment construire mon enseignement pour que les élèves acquièrent au mieux l’ensemble des compétences, « des savoirs être » qui leur permettront de devenir des citoyens actifs et responsables, capables aussi de faire évoluer leur connaissances au cours de leur vie ? Il n’est pas certain que l’ordinateur puisse aider le nouvel enseignant dans cette réflexion, humaine, trop humaine. »
Danger de l’Internet
Une mauvaise utilisation peut entraîner à des conséquences néfastes dans le domaine de l’Education. Il ne faut pas croire que l’ordinateur à lui seul doit tout faire. En fait, la véritable erreur, c’est de penser qu’un ordinateur, comme n’importe quelle technologie nouvelle, puisse être un outil pour apprendre. Nous croyons plutôt que le seul outil pour apprendre, c’est le cerveau de celui qui apprend, il n’y a pas d’autres chemins. Les enfants n’ont pas vraiment besoin d’outils qui fassent tout à leur place, pour apprendre. C’est l’enseignant qui en a besoin, notamment pour savoir utiliser et analyser les objectifs sociaux et pédagogiques que les élèves ont à maîtriser. C’est pour dire que ce sont des outils qui aident les enseignants à réunir les conditions pour que les enfants apprennent. Ce sont ces derniers qui sont, eux, indispensables.
Il faut donc évaluer les méthodes tranférables dans des situations suffisamment complexes et variées, et non valider des compétences manipulatoires et de savoir-faire dénués de sens. Les enjeux relatifs à l’intégration des Technologies d’Information et de Communication dans l’Education (TICE) à l’Ecole ne peuvent être identifiés quand ils ne sont étudiés que pour eux-même, dans un présent amnésique et en toute ignorance des circonstances pratiques qui les déterminent pour une grande part. Les TICE doivent-elles aussi, être confrontées à leur histoire récente, aux autres médias et aux risques que fait parfois courir leur insertion dans le cursus scolaire. L'internêt constitue un danger pour les enfants qui ne sont pas initiés car ils risquent de gober tout ce qu'ils y rencontrent sans savoir la véracité des informations qu'ils y trouvent. Il représente des potentialités inédites et des risques encore mal connus : potentialités de communication facilitée, d’accès généralisé à des ressources jusqu’alors inaccessibles, de mutualisation de compétences, de partages de savoirs. « Les risques les plus souvent cités sont la confiscation des contenus par quelqu’un, l’asservissement des familles à des circuits de communications dominés par quelques multinationales, l’accès à des informations fausses ou offensantes, le changement dans les équilibres entre le service publique d’éducation et les marchés privés en expansion vendant directement aux parents des savoirs et des services à destination de leurs enfants. » Ces mauvaises pratiques nous interrogent sur la manière d’initier nos enfants à l’Internet : « comment intégrer en pratique les technologies dans des organisations pédagogiques aux marges de manœuvres étroites ?
Les obstacles abondent, liés à la maîtrise des contenus, aux nouvelles formes de communication et de partenariat qui peuvent se mettre en place entre les enseignants, les parents, l’administration et les sociétés privées. Ils correspondent à des enjeux considérables. » Pour éviter ce danger, la formation est une voie indispensable par laquelle tout le monde doit passer.
L’importance d’une formation aux TICE
Pourquoi faut-il former les enfants à l'utilisation de l'Internet?Aujourd'hui, plusieurs enfants sont fascinés par l'outil Internet. Ils sont besoin d'être initiés car il y a beaucoup d'informations qui sont unitiles pour les élèves. Certaines informations sont dangereuses pour les enfants qui ne sont pas initiés. On y publie du n'importe quoi.
Comment former les élèves, les citoyens, à une utilisation raisonnée des technologies d’information et de communication ?
« Dans les années 80, cette question était l’objet de vives polémiques. Le fait que que l’utilisation raisonnée de l’ordinateur, la compréhension des possibilités et des limites des traitements informatisés fassent partie d’une formation de citoyens autonomes, responsables et créatifs dans l’utilisation de ces techniques n’allant pas de soi et se heurtait à une double critique. D’une part, disait-on, tout cela relève de l’évidence : les interfaces modernes et les icônes rendent les utilisations « transparantes ». Etrange argument concernant le système éducatif dont l’un des objectifs est précisément de donner à chacun les éléments de formation de culture générale qui permettent de passer de l’empirisme de la pratique à une attitude rationnelle et instruite. D’autre part, affirmait-on parfois, ce n’est pas le rôle du système éducatif de former au mode d’emploi de l’ordinateur, de la voiture ou de la machine à laver, ou encore d’apdater étroitement les élèves aux exigeances d’une société productives. » Cependant, nous noterons une nette évolution de ces résistances qui s’est dessinée dans le courant des années 90, où appraissaient dans des débats de société des formulations telles que : « cyberfracture » ou fracture numérique. « Reprenant par analogie les analyses sur la fracture Nord-Sud ou la fracture sociale, ces expressions témoignent de la préoccupation croissante quant à la nécessité d’une maîtrise raisonnée de techniques désormais présentes dans les aspects de la vie personnelle, économique et sociale. L’inquiétude sociale liée aux incertitudes régnant sur l’économie et l’emploi accentue cette demande de formation et de validattion concernant les TIC. » A partir de ce constat, nous croyons qu’Internet comme tout outil utilisé à l’école dans les applications pédagogiques, doit répondre à une demande associée à un projet clairement défini. « Mais, s’il s’agit d’intégrer ses usages dans l’enseignement, on ne peut ignorer que cela n’est envisageable qu’en réunissant des conditions ou des prescriptions d’utilisation même assorties d’une sensibilisation des enseignants. La formation des maîtres est bien sûr un passage obligé mais, comme pour les usages d’Internet avec les élèves, cette formation a peu de chance d'entrainer un processus d’innovation si elle n’est pas fondée sur un projet tenant en compte du contexte et des contraintes de l’école et défini en relation avec ses finalités. » Cette formation permet aussi de savoir faire la différence entre ce qui relève du document à consulter et ce qui relève de la publicité et qui n’a rien avoir avec l’information. Les élèves et les enseignants ont besoin d’être initiés à l’utilisation de l’Internet car même le courrier électronique demande des compétences de lectures différentes de celles du courrier papier. Les forums et les chats contribuent à inventer de nouveaux types d’écrits dont le décodages est loin d’aller de soi. « On souhaite que les élèves quittant le système éducatifs ne soient pas seulement des « consommateurs » de TIC, mais aient acquis, en tant que citoyens, une formation leur permettant une utilisation raisonnée .» Les élèves comme les enseignants auront conscience du fait que « les informations produites par l’ordinateur ne sont pas nécessairement valides, qu’il convient d’exercer, par exemple, son esprit critique face aux documents sur la toile. » Car c’est seulement l’utilisateur averti qui sera capable de déterminer les limites de validité de ces résultats. Il pourra dire ou non si tel document trouvé sur Internet est fiable. «Depuis l’entrée des technologies éducatives dans l’Ecole, le temps de l’innovation et des pionniers a laissé la place à celui des pratiques dans la durée, des tentatives de généralisation sur la réalité de l’apprentissage de l’outil par les enseignants et de la reconnaissance des multiples dimensions de la formation. » Les enseignants sont aussi concernés par cette formation car c’est à l’école primaire que revient la tâche de faire en sorte que tous les jeunes s’approprient tous les éléments de connaissance et de culture. La formation pour tout enseignant devient alors une nécessité pour ce projet soit réalisable.

Conclusion
En définitive, nous constatons que les technologies d’information et de communication occupent aujourd’hui dans l’Education une place importante. Nous pouvons affirmer que non seulement l’Internet est utile à l’éducation mais il est nécessaire. « Pour revenir à la généralisation d’Internet, s’il s’agit d’introduire un nouveau dispositif à l’école, dans toutes les écoles, on sait que c’est possible même si cela implique un coup important. » Car nous avons vu que la prise en compte de connaissances et de compétences permettant un usage raisonné des technologies d’information et de communication, représentait un passionnant défis pour les différents systèmes éducatifs du XXIè siècle. « Puis est venu un moment où ces dispositifs se sont démocratisés, se sont développés dans la société avec des finalités non éducatives et dans des domaines étranger à l’école, tandis que cette dernière pénait à intégrer les inovations précédentes et que déferlait une autre vague technologique porteuse d’espoirs nouveaux. Régulièrement, ces mouvements ont été interprétés, de manière polémique, comme des échecs, qualification hativement attribuée à des opérations polémiques quand il était évident qu’elles n’avaient pas atteint les objectifs initiaux. » Cependant, s’agissant d’Internet et de Multimédia, il faut reconnaître qu’il existe des conditions favorables car les temps de leur première diffusion, sont devenus aussi ceux des découvertes et des innovations qui contribueront à construire l’avenir. C’est pourquoi, « Il est significatif qu’elle fasse l’objet d’un suivi et d’une évolution par l’autorité pédagogique de l’Education nationale, dont le label (la marque « reconnue d’intérêt pédagogique », par exemple » garantit les qualités aux produits, sans pouvoir évidemment rien dire sur les usages qui en seront organisés. On peut néanmoins penser que la polivalence des maîtres, qui les conduit à raisonner prioritairement non pas en termes de disciplines mais en fonction d’objectifs pédagogiques globaux. »

7 Comments:

Blogger frédéric said...

Ton texte résume bien quelques points importants ; l'intérêt pédagogique de l'internet, ainsi que ses limites (dangers)... Merci pour ces éléments de réponses que tu apportes au sein de ton blog !

10:52 AM  
Blogger cat said...

Bravo théo !
très bonne réflexion

11:20 AM  
Blogger NB said...

Théo,
Beaucoup de recherches... Bravo !

11:22 AM  
Blogger Eglantine said...

Bravo pour ce blog Théo, tu apportes beaucoup d'informations avec un bon esprit d'analyse!!
Egie

10:37 AM  
Blogger Laurent said...

Le travail mené est important ; des recherches et un vrai travail de réflexion et de synthèse.

2:43 AM  
Blogger Jérémy said...

Bonjour,

Votre analyse est très intéressante et remet bien en perspective les enjeux des technologie de l'information et de la communication au sein de l'Education. Je travaille pour Newsring.fr, le site de débat lancé par Frédéric Taddeï, et je me permets de vous contacter car nous venons de lancer un débat qui pourrait sûrement vous intéresser. Nous serions ravis d'avoir votre contribution afin d'exprimer votre point de vue et faire progresser le débat :

En rendant accessible un monde de connaissances et de découvertes, les nouvelles technologies ont redéfini la notion de devoirs à la maison. Plus besoin de consulter une encyclopédie, Internet représente à lui seul une incommensurable source de savoir accessible d'un clic. D’après une enquête réalisée en 2009 par l’Institut Ifop pour E-enfance (association qui a pour objectif d’informer parents et enfants sur une utilisation responsable d’Internet), 91% des enfants font des recherches sur Internet pour faire leurs devoirs. La même étude, effectuée auprès d’un panel de 500 enfants et adolescents âgés de 9 à 17 ans, rapporte que 64% des enfants surfent sur Internet seuls.

Avoir accès à internet dans sa chambre est-il un facteur de réussite scolaire ? (http://www.newsring.fr/medias-tech/1032-avoir-acces-a-internet-dans-sa-chambre-est-il-un-facteur-de-reussite-scolaire)

Pour participer, il suffit de se connecter sur le site (à l’aide de Facebook, Google+ ou LinkedIn) et de cliquer sur “contribuer au débat”. Nous pouvons également vous créer un compte indépendant des réseaux sociaux si vous le souhaitez.

Si vous avez des questions, n'hésitez pas à me recontacter.

Bien à vous,
--
Jérémy
Community Manager Stagiaire à Newsring.fr

Facebook : Newsring.fr
Twitter : @Newsring_fr

5:53 AM  
Blogger Pakprep Pakprep said...

very nice and informative article, i appricialte you admin for this postion.
Entry Test Preparation

12:46 AM  

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